Home Santé SexuelleTroubles et conditions sexuels : causes, mythes et traitements

Troubles et conditions sexuels : causes, mythes et traitements

by Alix

Ce texte a une visée informative large et s’appuie sur de la documentation santé accessible à tous. Il ne remplace en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou un protocole de traitement. Derrière un trouble de la santé sexuelle se cachent souvent des causes mêlées — physiques, psychologiques, hormonales. Pour votre situation personnelle, adressez-vous à un professionnel qualifié : urologue, gynécologue, spécialiste en santé sexuelle ou thérapeute.

Sous le mot « troubles sexuels » — on parle aussi de dysfonctions sexuelles — on range des réalités très différentes. Le désir qui ne vient plus. L’excitation qui flanche. L’orgasme qui se dérobe. L’éjaculation qui refuse de se produire. Ou encore cette douleur, cette gêne, cette détresse qui s’invitent pendant les rapports.

Passons en revue les troubles dont on parle le plus. Pour chacun : ce qu’il recouvre, ce qui peut l’expliquer, ce que racontent les idées reçues, et vers quoi s’orientent aujourd’hui les prises en charge documentées.


1. Anorgasmie – difficulté ou impossibilité d’atteindre l’orgasme

On parle d’anorgasmie quand l’orgasme reste hors de portée, séance après séance, alors même que la stimulation est là et qu’elle est suffisante.

Plusieurs visages possibles. Primaire : la personne n’a jamais connu l’orgasme, jamais. Secondaire : elle l’a connu, puis l’a perdu. Situationnelle : ça arrive avec certains partenaires, dans certaines situations, mais pas dans d’autres. Généralisée : ça ne se produit jamais, peu importe les circonstances.

Causes fréquentes

  • Du côté psychologique : le stress qui ne redescend pas, l’anxiété, la culpabilité, un traumatisme ancien, des tensions dans le couple
  • Du côté médical : les antidépresseurs de la famille ISRS, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la neuropathie diabétique, une lésion de la moelle épinière, une hystérectomie (surtout si les ovaires ont été retirés), un déséquilibre hormonal (source)
  • Et parfois autre chose : un médicament dont on ne soupçonnait pas l’effet, une consommation d’alcool ou d’opioïdes qui s’est installée

Idée reçue : « Si elle n’y arrive pas, c’est que le partenaire est nul au lit. » → Faux. Dans une grande partie des cas, la cause est médicale ou psychologique. Le savoir-faire du partenaire n’a alors rien à y voir.

Les sextoys interactifs de Lovense

  • Lovense Lush 4 : L’Œuf Vibrant Connecté au Plaisir Intensifié

    • Design incurvé pour une stimulation ciblée du point G
    • Moteur puissant avec jusqu’à 7 000 vibrations/min
    • Recharge ultra-rapide : 5 min = 1h de jeu
    • Queue lumineuse LED avec couleurs personnalisables
  • Lovense Nora : Le Rabbit Vibrant Connecté à Tête Rotative

    • Tête rotative pour une stimulation ciblée du point G
    • Bras flexible pour des vibrations clitoridiennes intenses
    • Se synchronise avec le Max 2 pour les couples à distance
    • Application Lovense pour un contrôle personnalisé et des jeux interactifs

Pistes de traitement (toujours avec un médecin dans la boucle)

  • S’attaquer d’abord à ce qui se cache derrière : une pathologie, un traitement, un terrain hormonal
  • Un travail guidé sur la masturbation, pour réapprendre à repérer ce qui fonctionne
  • Une sexothérapie, ou une thérapie cognitivo-comportementale
  • Reprendre le traitement médicamenteux, éventuellement passer à une hormonothérapie
  • Travailler le stress, la pleine conscience, et parfois le couple en thérapie (source)

À garder en tête : l’anorgasmie n’est pas un « truc de femmes ». Elle concerne tous les sexes. Chez les hommes, on la confond d’ailleurs très souvent avec l’anéjaculation — sauf que les deux ne vont pas forcément ensemble. On peut éjaculer sans ressentir d’orgasme, et ressentir un orgasme sans éjaculer.


2. Trouble de l’aversion sexuelle

Ici, le sexe ne laisse pas indifférent : il déclenche de la peur, de l’anxiété, du dégoût. Au point parfois de l’éviter complètement.

L’intensité varie beaucoup d’une personne à l’autre. Chez certaines, ce sera un simple malaise. Chez d’autres, une crise de panique. Et dans les formes les plus marquées, des nausées ou des vomissements à la seule idée d’un rapport.

Causes fréquentes

  • Un traumatisme sexuel, un abus, dans le passé
  • Une éducation très stricte, ou des croyances religieuses qui ont présenté le sexe comme quelque chose de « sale »
  • Des troubles anxieux sévères
  • L’effet secondaire de certains médicaments

Pistes de traitement

  • Une thérapie centrée sur le trauma (EMDR, TCC)
  • Une désensibilisation progressive — uniquement encadrée par un thérapeute expérimenté, et jamais imposée (source)
  • Un ajustement du traitement médicamenteux
  • Une thérapie de couple, associée à une sexothérapie
  • Poser des limites claires, ou s’accorder une abstinence temporaire le temps de retrouver un certain confort (source)

Attention à ne pas confondre : on colle parfois ce diagnostic sur des personnes asexuelles. Or l’asexualité est une orientation sexuelle, pas une pathologie. Ce qui distingue les deux, c’est la souffrance. L’aversion sexuelle fait mal et s’accompagne d’un évitement anxieux. L’asexualité, elle, ne cause pas nécessairement de détresse.


3. Anéjaculation – impossibilité d’éjaculer du sperme

L’orgasme arrive, mais rien ne sort. Le plaisir peut d’ailleurs rester intact — c’est bien l’expulsion du sperme qui manque, pas forcément la sensation.

Comme pour l’anorgasmie, on distingue plusieurs formes : primaire, secondaire, situationnelle, ou totale.

Causes fréquentes

  • Des affections neurologiques (SEP, Parkinson, diabète, lésion médullaire)
  • Une éjaculation rétrograde : le sperme remonte dans la vessie au lieu de sortir
  • Une chirurgie pelvienne ou prostatique
  • Certains médicaments (alpha-bloquants, antidépresseurs)
  • Une anxiété de performance (source)

Pistes de traitement

  • Revoir, voire changer, le traitement médicamenteux
  • Une stimulation vibratoire du pénis
  • L’électroéjaculation, un acte médical réalisé sous anesthésie (source)
  • En cas de projet de parentalité : extraction de spermatozoïdes et procréation médicalement assistée

4. Sexsomnie (sexe pendant le sommeil)

La personne fait des choses à caractère sexuel — se masturber, caresser, initier un rapport — alors qu’elle dort profondément. Au réveil, aucun souvenir. On classe ce phénomène parmi les parasomnies.

Déclencheurs courants

  • L’apnée du sommeil, ou des antécédents de somnambulisme
  • Le stress, l’alcool, le manque de sommeil
  • Certains médicaments, ou des affections neurologiques

Prise en charge

  • Soigner en priorité l’hygiène du sommeil
  • Traiter le trouble du sommeil qui se cache derrière (une PPC, par exemple, en cas d’apnée)
  • Faire baisser le stress
  • Si besoin : dormir séparément, ou installer des alarmes dans la chambre
  • Dans les cas sévères, un traitement médicamenteux (benzodiazépines ou antidépresseurs) (source)

Un point à ne pas négliger : la sexsomnie peut peser lourd sur un couple, et parfois poser de vraies questions en matière de consentement. D’où l’intérêt d’un avis médical et d’une évaluation du sommeil — plutôt que de tout régler à deux, à la maison.


5. Le « syndrome du vagin mort »

La rumeur dit que les vibromasseurs finiraient par désensibiliser définitivement.

La réalité est toute autre : c’est essentiellement un mythe.

  • Un engourdissement temporaire, après une vibration longue ou puissante, existe bel et bien. C’est le même effet qu’une main qui picote après avoir tenu trop longtemps un téléphone en mode vibreur. Sauf que la sensation revient en quelques minutes, une heure tout au plus.
  • Quand l’orgasme ou le plaisir disparaît durablement, il y a presque toujours autre chose derrière : un bouleversement hormonal, un médicament, de l’anxiété, une infection, la ménopause, un souci neurologique…
  • Côté médical, les vibromasseurs restent considérés comme sûrs. Utilisés correctement, ils rendent même service à la santé sexuelle. Aucune preuve de désensibilisation à long terme n’a été établie.

Si quelque chose vous semble « anormal » dans votre santé sexuelle, parlez-en à un professionnel. Vous méritez le plaisir, l’intimité, et des réponses claires. Des solutions efficaces existent, aujourd’hui.


Conseils généraux de santé sexuelle et quand consulter

  • Repérer les tendances, ça aide. Cycles, partenaires, symptômes, médicaments : une appli ou un carnet fera gagner du temps au médecin.
  • Dépistage régulier des IST, bilans gynécologiques et urologiques : recommandés pour les adultes sexuellement actifs.

Ce qui améliore souvent les choses :

  • Le mode de vie (bouger, dormir, lever le pied sur l’alcool)
  • Le travail sur le stress et sur la relation
  • Le remplacement d’un médicament aux effets secondaires sexuels
  • La rééducation du plancher pelvien
  • Une sexothérapie appuyée sur des données

Les signaux qui appellent un avis médical rapide :

  • Des symptômes qui apparaissent d’un coup
  • Des douleurs pendant les rapports
  • Des symptômes accompagnés de changements neurologiques, d’incontinence, d’engourdissement
  • Une détresse importante, ou un vrai retentissement sur la relation

Et pour situer un peu les choses : les troubles sexuels sont partout, ou presque. Des études avancent qu’entre 30 et 50 % des adultes traversent, à un moment de leur vie, une préoccupation sexuelle. Ce n’est donc ni rare, ni honteux. Et pour peu que le diagnostic soit bien posé, la très grande majorité de ces situations se prend en charge efficacement.


Pour conclure sur les troubles sexuels

Un trouble sexuel, ce n’est pas un corps « cassé ». Ce n’est pas non plus une sexualité épanouie qui vous échappe pour toujours.

Quand le diagnostic est juste et le traitement adapté, la plupart des gens constatent une nette amélioration. Beaucoup retrouvent même une sexualité pleinement satisfaisante.

La médecine sexuelle moderne va d’ailleurs plus loin dans ce constat. Les sextoys bien conçus — vibromasseurs, jouets pour couples, manchons pour pénis — ne relèvent pas du simple loisir. Des sexologues certifiés et des urologues les recommandent régulièrement comme outils thérapeutiques, sûrs et efficaces.

Concrètement, ils peuvent aider à dépasser une anorgasmie, à garder l’excitation malgré les effets secondaires d’un médicament, à accompagner l’après-chirurgie prostatique. Ou tout simplement offrir une stimulation fiable quand le corps réclame un coup de pouce. (source)

À condition de les choisir avec soin, dans des matériaux sûrs pour le corps et sans en abuser : les sextoys ne provoquent ni désensibilisation permanente, ni « syndrome du vagin mort ». Ce mythe, les experts en santé sexuelle le démontent depuis des années. (source)


Pour aller plus loin

Combien de personnes sont concernées, au juste ? Les troubles sexuels comptent parmi les problèmes de santé les plus répandus. Ils comptent aussi parmi les plus tus.

Beaucoup attendent des années avant d’en souffler un mot à un médecin. Parfois par honte. Parfois parce qu’on s’est convaincu que « c’est dans la tête ». Or ce silence coûte cher : plus la cause est repérée tôt, plus la prise en charge reste simple.

Ce que la recherche met en évidence :

  • Les femmes rapportent plus souvent des troubles du désir et de l’excitation ; les hommes, davantage de difficultés d’éjaculation ou d’érection. Sauf que la frontière est bien plus floue qu’on ne l’imagine.
  • Les psychotropes, antidépresseurs en tête, figurent parmi les causes médicamenteuses les plus fréquentes. Et cette piste passe souvent à la trappe, parce que le lien ne se fait pas spontanément.
  • Le stress chronique et les difficultés de couple aggravent presque toujours la situation. Rarement la cause première, souvent le facteur qui fait déborder.

Questions à poser à votre praticien :

  • Le médicament que je prends peut-il affecter ma sexualité ? Existe-t-il une alternative ?
  • Un bilan hormonal serait-il utile ? Et lequel ?
  • Vers quel spécialiste m’orienter : urologue, gynécologue, sexologue, psychologue ?
  • Quelles options existe-t-il en dehors des médicaments ?

Où trouver un praticien : dans la plupart des pays francophones, les ordres professionnels et les associations de sexologie publient des répertoires de praticiens certifiés. Les réseaux de santé sexuelle et les centres de planification familiale peuvent aussi orienter — souvent à coût réduit.

Une dernière chose. Parler de sa santé sexuelle n’a rien d’un aveu de faiblesse. C’est le même geste que consulter pour un genou douloureux ou des nuits agitées. Simplement, on en parle moins souvent à voix haute.

Related Articles