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Autosexualité : identité, mythes et affirmation de soi

by Alix

L’autosexualité, voilà un mot qui s’est installé dans les conversations depuis quelques années, et qui résiste à la définition expéditive qu’on en donne d’habitude. « Être attiré par soi-même » ne dit presque rien. Derrière la formule, il y a des vécus, des identités et des sentiments qui ne se laissent pas ranger dans une case.

Les pages qui suivent traversent l’identité autosexuelle sans détour : ce qu’elle recouvre, ce qu’on lui prête à tort, et ce que racontent celles et ceux qui la vivent. Avec de la curiosité, un peu d’honnêteté, et aucune envie de trancher à leur place.

Comprendre l’identité autosexuelle

Comprendre l'identité autosexuelle

Crédit : Source inconnue

L’autosexualité ne se laisse pas résumer en une phrase, et c’est tant mieux. Ce qui la définit tient à une direction de l’attention : vers soi, plutôt que vers l’approbation des autres. Un lien avec son propre être qui peut prendre la forme d’une reconnaissance de ses particularités, ou d’une attirance réelle.

Au lieu de courir après quelqu’un, elles sont bien en leur propre compagnie, et le vivent sans gêne. Attention à la confusion, fréquente : l’égocentrisme et la vanité sont une autre affaire. Savoir qui l’on est et l’accepter, défauts compris, n’a rien à voir avec la complaisance.

Certes, l’autosexualité peut faire lever quelques sourcils. On peut se demander : « Comment peut-on être attiré par soi-même ? » Mais l’amour se décline de toutes les manières possibles, non ? Et pour les personnes autosexuelles, cet amour commence de l’intérieur.

L’identité autosexuelle a ses hauts et ses bas, comme toute autre. Voyons lesquels.

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Le vécu autosexuel

Le vécu autosexuel

Crédit : Source inconnue

Voici quelques points qui vous aideront à mieux comprendre cette identité :

  • Les personnes autosexuelles traversent les hauts et les bas de la recherche du plaisir et du lien en elles-mêmes, et accueillent leur propre compagnie avec enthousiasme et satisfaction.
  • Elles éprouvent des élans d’excitation et de joie en songeant à leurs propres attributs et à leur propre compagnie, et trouvent beauté et attrait dans leur propre reflet.
  • Les difficultés naissent de l’obsession de la société pour la validation extérieure, qui nourrit idées fausses et jugements. Les personnes autosexuelles sont souvent exposées au regard ou au scepticisme de celles et ceux qui ont du mal à comprendre cette attirance tournée vers soi.

« On nous a répété que nos corps n’étaient pas assez attirants. Je ne serais pas surprise que, pour vivre l’autosexualité, il faille être à l’aise avec son corps. » ~ Ghia Vitale, personne autosexuelle

  • Malgré les pressions sociales, les personnes autosexuelles trouvent une forme d’affirmation dans leur autonomie et leur conscience de soi, et célèbrent leur identité et leurs désirs singuliers.
  • L’autosexualité ne traduit pas une incapacité à créer du lien avec les autres, mais la reconnaissance de l’importance du lien à soi. Les personnes autosexuelles peuvent nouer des relations profondes et riches de sens tout en donnant la priorité à leur relation avec elles-mêmes.
  • Le chemin n’a rien de linéaire : il passe par des moments d’introspection, des poussées de croissance personnelle, des retours en arrière. C’est en assumant son authenticité, en bousculant les normes sociales et en décidant de ce qu’épanouir veut dire pour soi qu’on finit par y trouver son compte.

L’autosexualité au fil de la vie

L'autosexualité au fil de la vie

Crédit : Source inconnue

Du premier questionnement à l’âge adulte, l’identité autosexuelle ne se déploie pas en ligne droite. En trois étapes.

  • L’adolescence : l’âge où l’on commence à s’interroger sur son orientation sexuelle. Se reconnaître autosexuel y produit un mélange d’excitation et de flou, et la pression des pairs, des médias et de la société à rentrer dans un moule n’arrange rien. Comprendre, puis accepter, devient alors un vrai numéro de funambule.
  • Le début de l’âge adulte : la vingtaine apporte son lot d’indépendance et d’espace, deux choses utiles quand on cherche qui l’on est. Pour les personnes autosexuelles, ça veut souvent dire accepter leur attirance pour elles-mêmes et apprendre à composer avec les relations et les attentes sociales sans y perdre leur place. Le moment où l’on détermine ce qui nous va, et ce qui ne nous va pas.
  • L’âge adulte : avec les années vient souvent une forme de paix avec son identité autosexuelle. L’acceptation et la confiance en qui l’on est s’installent, sans que la stigmatisation sociale ait forcément disparu ni la pression à se conformer relâché son étau. C’est aussi le moment de trouver des communautés et des ressources capables de valider et de célébrer l’autosexualité.

Info intéressante

Le mot « autosexualité » apparaît en 1989, sous la plume de Bernard Apfelbaum. Il désignait par là celles et ceux qui répondent sexuellement à leur propre contact, mais peinent à répondre au contact de quelqu’un d’autre.

À chaque étape, le soutien communautaire pèse lourd. Un forum en ligne, un groupe sur les réseaux sociaux, une rencontre locale : trois façons d’offrir validation, compréhension et solidarité à qui explore son identité autosexuelle.

Difficultés et victoires en société et en couple

Difficultés et victoires

Crédit : Milko / Getty Images

Naviguer entre les attentes sociales et les relations fait partie du parcours autosexuel. Voici comment les personnes autosexuelles abordent ces difficultés, chacune à sa manière.

Les attentes sociales, et comment leur tenir tête

Les personnes autosexuelles se retrouvent souvent dans des situations où la société attend d’elles qu’elles suivent le parcours traditionnel de la recherche d’un partenaire.

Prenez Sarah, de Philadelphie. Sarah, elle, se moque des normes sociales. Autosexuelle et épanouie dans son indépendance, elle n’a cédé à rien : son célibat est assumé, sa carrière et son développement personnel passent devant les injonctions. De même, Alex, de Houston, personne autosexuelle non binaire, affirme fièrement son identité sans chercher la validation des autres.

Comment les personnes autosexuelles peuvent-elles s’approprier leur identité, comme Sarah et Alex ?

  • Assumez votre indépendance : ne vous sentez pas obligé·e de vous conformer aux normes sociales. Soyez fier·e d’être fidèle à vous-même.
  • Trouvez des communautés de soutien : entourez-vous de personnes qui vous acceptent tel·le que vous êtes et célèbrent votre singularité, par exemple via des sites de soutien en ligne.
  • Communiquez ouvertement : soyez honnête avec vos proches au sujet de votre identité et de vos limites. Une communication claire favorise la compréhension et l’acceptation.

« Il y a autant de diversité dans l’identité et l’expression sexuelles chez les personnes autosexuelles que chez les personnes hétérosexuelles ou queer. » ~ Rachel Gersten, LPCC, psychothérapeute agréée et cofondatrice de Viva.

En couple, les compromis à inventer

En amour, les personnes autosexuelles rencontrent leurs propres obstacles.

Voici « Jamie et Taylor », de Los Angeles, un couple dont les deux membres se définissent comme autosexuels. Leur indépendance leur importe, mais le lien émotionnel n’est pas sacrifié pour autant. L’équilibre tient à deux choses simples : ils se parlent, et se respectent. Chacun garde l’espace pour exister seul, sans que le couple ait à en payer le prix.

De même, « Maya J », de Chicago, une femme autosexuelle, a eu du mal à expliquer son identité à son partenaire. À force de conversations honnêtes et de vulnérabilité, ils ont approfondi ensemble la compréhension de leurs besoins et de leurs désirs, ce qui a renforcé leur lien.

Tout cela montre l’importance de :

  • La priorité, c’est de se parler : sans échange ouvert et honnête, les nœuds d’une relation amoureuse se serrent au lieu de se défaire.
  • Poser des limites : que votre partenaire connaisse vos besoins et respecte votre autonomie dans le couple, c’est la condition minimale.
  • Trouver un terrain d’entente : concentrez-vous sur les valeurs et les intérêts partagés pour renforcer votre lien tout en préservant votre individualité.

Les amitiés, souvent le vrai pilier

Les amitiés comptent énormément pour les personnes autosexuelles. Ces liens ne se limitent pas à passer du temps ensemble : il s’agit de trouver des gens qui les comprennent vraiment.

Deux personnes autosexuelles se rencontrent sur un sentier, la passion de la marche et de la nature en partage. De cette amitié naît un espace sans jugement, un endroit où se soutenir dans les moments creux comme dans les autres. Pour d’autres, c’est en ligne que tout se joue : une communauté de gens qui vibrent de la même façon suffit parfois à tenir debout. À travers des liens virtuels et des expériences partagées, elles ont noué des amitiés profondes qui célébraient leur singularité et leur donnaient un sentiment d’appartenance.

  • Cherchez des personnes qui vous ressemblent : trouvez des communautés ou des groupes où rencontrer des gens aux expériences et aux identités proches des vôtres.
  • Restez ouvert·e aux nouvelles rencontres : n’hésitez pas à tendre la main et à vous faire de nouveaux amis qui vous apprécient pour ce que vous êtes.
  • Soutenez-vous mutuellement : offrez soutien et compréhension aux amis qui traversent peut-être des difficultés similaires. Un réseau de soutien solide change tout.

« Les personnes autosexuelles tirent un plaisir profond de moments sexuels intimes et personnels, non de l’attention des autres, mais elles peuvent aussi vivre des relations sexuelles et amoureuses riches de sens avec d’autres personnes. » ~ Lindsay Fram, MPH, éducatrice en sexualité et coautrice de « Above the Waist: Sexuality Education Beginning with the Brain ».

Faire de sa visibilité un argument

Malgré les difficultés rencontrées, les personnes autosexuelles militent sans peur pour la reconnaissance et l’acceptation. Beaucoup utilisent leur visibilité pour remettre en question les stéréotypes et sensibiliser le public à l’autosexualité. Conférences publiques et campagnes sur les réseaux sociaux servent à construire un monde plus inclusif où l’identité de chacun est célébrée.

D’autres passent par l’écrit : un blog, un fil de discussion, un espace en ligne où poser ce qu’on a vécu. Relayés, ces récits font plus pour la compréhension que n’importe quelle définition.

Trois gestes, à la portée de chacun :

  • Racontez votre histoire : utilisez votre voix pour sensibiliser à l’autosexualité et déconstruire les stéréotypes.
  • Partager ce qu’on sait : quelques ressources bien choisies, comme celles-ci, pèsent plus lourd qu’un long discours, auprès des proches comme du grand public.
  • S’engager, enfin : les organisations qui défendent les droits des personnes LGBTQ+ vivent de soutiens concrets, et une voix de plus n’est jamais de trop.

Au fond, il n’y a qu’une exigence : rester fidèle à soi et vivre selon ses propres termes. Les parcours racontés ici en disent plus long qu’une démonstration, et l’authenticité, quand elle tient bon, finit par l’emporter.

Mythes, stigmatisation et stratégies d’adaptation

Mythes et stigmatisation

Crédit : Stacy Gougoulis

Certaines idées reçues font vivre la stigmatisation, et les malentendus se nourrissent d’elles. Autant les démonter une par une, regarder la stigmatisation sociale en face, puis voir comment on vit avec.

Cinq idées reçues à remettre à l’endroit

  • Mythe : les personnes autosexuelles sont égoïstes ou narcissiques.
    • Réalité : être autosexuel ne signifie pas être égocentrique. Il s’agit de trouver l’épanouissement et le lien en soi-même, un aspect sain de la conscience de soi.
  • Mythe : les personnes autosexuelles ont peur de l’intimité.
    • Réalité : les personnes autosexuelles peuvent vivre des liens profonds avec les autres, en plaçant l’intimité avec soi-même au même niveau que les autres formes de connexion.
  • Mythe : aucune émotion, aucun lien profond possible.
    • Réalité : trouver son épanouissement en soi n’ampute ni l’empathie, ni la capacité d’aimer, ni celle d’être intime avec quelqu’un. Les liens peuvent être aussi profonds que chez n’importe qui.
  • Mythe : c’est une phase, une étiquette qu’on pose puis qu’on oublie.
    • Réalité : pour beaucoup, l’autosexualité est une orientation sexuelle valable et durable. Si certaines personnes explorent différentes facettes de leur identité au fil du temps, pour d’autres, l’autosexualité est stable et constitutive.
  • Mythe : les personnes autosexuelles sont asexuelles ou abstinentes.
    • Réalité : asexualité et autosexualité ne se confondent pas, même si les deux font tourner l’attirance vers soi. Le désir sexuel, lui, reste entier, et se passe très bien.

Gigi Engle, sexologue et thérapeute de couple

Le plus souvent, la masturbation passe devant le sexe à deux, et c’est exactement là que la compréhension s’arrête. Pour elle, tout se passe comme si l’on devait préférer le sexe partagé, la masturbation n’étant qu’un pis-aller réservé aux célibataires, une sorte de recours par défaut. Le sexe à deux pèse tellement lourd dans nos représentations que presque personne n’a eu l’occasion de s’interroger vraiment sur son attirance.

Tenir face à la stigmatisation

  • Affronter la stigmatisation : prendre la parole contre les stéréotypes est le premier geste. L’éducation reste l’arme la plus efficace.
  • Trouver un espace où respirer : quelques amis, quelques proches, une communauté en ligne, et l’on cesse de se surveiller en permanence.
  • Se traiter avec bienveillance : ce que vous ressentez et vivez est légitime. Votre identité aussi.
  • Envisager un accompagnement : une thérapie offre un espace sans jugement pour explorer ce qui traverse votre tête. Un·e thérapeute compétent·e ajuste son aide à votre situation.
  • Se nourrir : écrire, méditer, créer, sortir : ce qui alimente l’esprit compte autant que ce qui alimente le corps.

Offrir ces appuis au quotidien, c’est se donner de quoi traverser les moments difficiles avec calme plutôt qu’avec dureté.

Autosexualité et communauté LGBTQ+

Autosexualité et communauté LGBTQ+

Crédit : Source inconnue

Comment les personnes autosexuelles se relient-elles à la communauté LGBTQ+ ? Voyons comment elles croisent différentes orientations sexuelles et identités de genre, et quels sont les efforts pour soutenir leur inclusion.

  • Une facette parmi d’autres : l’autosexualité ne résume pas le spectre LGBTQ+, elle en occupe une place. Les couches d’identité qui le composent méritent d’être nommées.
  • Se battre pour l’inclusion : la communauté LGBTQ+ réclame de plus en plus que chaque identité soit reconnue, sans exception. Les personnes autosexuelles prennent leur part de ce travail.
  • Construire la solidarité : se tenir ensemble en allié·es est essentiel. Les personnes autosexuelles et leurs allié·es travaillent à faire tomber les barrières et à créer un espace où chacun se sent accueilli et compris.

Crédit : @victoriabarronart

Quatre gestes pour une communauté plus inclusive

  • Se renseigner sur les orientations sexuelles, sans oublier l’autosexualité.
  • Prenez la parole pour des politiques et des espaces inclusifs où chacun est accepté.
  • Faire entendre les voix autosexuelles dans le militantisme, et leur laisser de la place.
  • Provoquer la discussion : un slogan n’a jamais convaincu personne ; une conversation, si.

C’est à ce prix que la communauté LGBTQ+ devient un endroit où l’on entre sans avoir à se justifier.

L’autosexualité dans les médias, la culture et les arts

L'autosexualité dans les médias

Crédit : Source inconnue

  • Les représentations médiatiques : dans « Sex Education », la découverte de soi et l’amour de soi passent par des détours où l’autosexualité affleure. Côté documentaire, « (A)sexual » ouvre un micro large à celles et ceux qui veulent raconter ce qu’ils vivent.
  • L’exploration littéraire : Rachel Vorona Cote s’empare du sujet dans « Too Much: How Victorian Constraints Still Bind Women Today », où l’autosexualité croise les attentes sociales. En faisant dialoguer passé et présent, elle fait apparaître ce que l’acceptation de soi comporte de nuances.
  • L’expression artistique : partout, des artistes trouvent dans l’identité autosexuelle de quoi bousculer les normes. Dans sa série « Touching Yourself », la photographe Whitney Hubbs saisit des instants de repli sur soi et d’acceptation, et oblige à revoir ce qu’on appelle beauté ou désir. Son travail ouvre grand la porte à la complexité de la sexualité humaine.

L’autosexualité en psychologie, en recherche et en éducation

L'autosexualité en psychologie

Crédit : Vikrant Agarwal/EyeEm/Getty Images

Le bien-être mental, mesuré

La Dr Lisa Diamond, psychologue à l’Université de l’Utah, s’est intéressée au bien-être mental de cette population. En comparant leur santé psychologique à celle de personnes d’autres orientations, elle a obtenu des résultats qui dérouteront les sceptiques : les niveaux d’estime de soi et de satisfaction de vie se valent, ce qui écorne sérieusement les préjugés.

Comment se construit une identité

Le Dr Daryl J. Bem a longtemps travaillé sur le genre et l’orientation sexuelle, et ses analyses éclairent la façon dont se forme l’identité autosexuelle. Pour lui, le processus passe par trois temps : l’exploration de soi, l’acceptation, puis l’intégration des désirs.

Ce que change un accompagnement

Le Dr David M. Frost, psychologue clinicien spécialisé dans l’orientation sexuelle, travaille différemment avec les personnes autosexuelles. Les approches cognitivo-comportementales et psychodynamiques lui servent de base, mais il insiste surtout sur trois leviers : la bienveillance envers soi, l’authenticité et l’affirmation. Une autre façon d’envisager le soin.

Autosexualité et narcissisme

D’un côté, une manière d’éprouver l’attirance sexuelle. De l’autre, un trouble de la personnalité. Le trouble de la personnalité narcissique (TPN) se reconnaît à certains signes : grandiosité, besoin d’admiration, manque d’empathie, agressivité. Les recherches évoquent une prédisposition génétique ou des épisodes d’enfance, du rejet aux louanges excessives. ~ medicalnewstoday.com

Une étude au long cours

À Cornell, le Dr Ritch C. Savin-Williams a suivi un groupe varié de personnes sur la durée, avec une étude longitudinale sur l’identité autosexuelle. Objectif : savoir si elle tient dans le temps. Paraissant dans le Journal of Research on Adolescence, les conclusions indiquent une constante, de l’adolescence à l’âge adulte.

Là où se fabriquent les savoirs

Sur la sexualité humaine, le Kinsey Institute for Research in Sex, Gender, and Reproduction fait figure de référence. Ses enquêtes successives documentent de nombreuses orientations, autosexualité comprise, et ses données alimentent les discussions publiques sur la diversité sexuelle.

Des chiffres plutôt que des impressions

L’Université de l’Indiana pilote le National Survey of Sexual Health and Behavior, dont les questions touchent aussi l’autosexualité. On y trouve des chiffres sur sa prévalence et ses corrélats dans la population générale, de quoi sortir des impressions pour regarder des données.

Pour finir, la place de chacun

Pour conclure

Crédit : BBC Three

Chemin faisant, on aura traversé un paysage plus divers qu’il n’y paraît. Le vécu des personnes autosexuelles, leurs mythes et leurs obstacles : tout cela laisse peu de place au doute, cette facette de l’identité humaine mérite mieux que le malentendu. S’y ajoutent des recherches et des stratégies concrètes.

Voici les points essentiels à retenir :

  • Une expression de la sexualité humaine parmi d’autres, qui ne demande qu’acceptation et respect.
  • Corriger les idées fausses et tenir tête à la stigmatisation change concrètement l’environnement des personnes autosexuelles.
  • La visibilité et le militantisme font avancer la connaissance de l’autosexualité dans la société.
  • La croissance personnelle et l’acceptation de soi ne sont pas un luxe sur ce chemin, mais la condition même.

Échangeons sans filtre, soutenons-nous, et continuons à défendre les droits et la visibilité des personnes autosexuelles. C’est à cette condition qu’un monde où chaque orientation trouve sa place devient possible.

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