L’atrophie vaginale, rien que le nom fait peur. On s’imagine un film d’horreur, un mort-vivant qui s’emparerait de vos organes génitaux pour les rendre inutiles. Sauf que dans la vraie vie, c’est une condition que plus de la moitié des femmes après la ménopause risquent de rencontrer un jour.
Et même si ce ne sont pas des esprits qui pourrissent vos parties intimes, ça reste vachement pénible au niveau du vagin.
QU’EST-CE QUE C’EST EXACTEMENT ?
Prenons un exemple : douze mois après l’arrêt des règles, une femme est considérée comme « postménopausée ». Les bouffées de chaleur et les sautes d’humeur sont peut-être derrière elle, mais une autre série de problèmes l’attend.
Comme la chute des œstrogènes.
Ça touche le corps de mille façons, mais le vagin est particulièrement visé — amincissement, sécheresse et inflammation des parois vaginales, pour ne rien arranger.
Il existe d’autres façons de la contracter, mais on y revient bientôt.
QUELS SONT LES SYMPTÔMES ?

- Brûlures en urinant
- Démangeaisons génitales
- Moins de lubrification naturelle lors de l’excitation
- Léger saignement après un rapport
- Plus d’infections urinaires
- Douleur ou gêne pendant les rapports
- Raccourcissement et rétrécissement du canal vaginal
- Besoin d’uriner souvent
- Besoin urgent d’uriner
- Incontinence urinaire
- Brûlures vaginales
- Pertes vaginales
- Sécheresse vaginale
L’autre hic, c’est que ça ne touche pas toutes les femmes de la même façon. Certaines n’auront même aucun symptôme longtemps après la ménopause. Et ça peut aller du simple désagrément à un vrai handicap.
AUTRES CAUSES
Ce problème de santé n’est pas réservé aux femmes postménopausées. Tout ce qui fait chuter vos œstrogènes peut déclencher une atrophie vaginale.
- Un effet secondaire du traitement hormonal contre le cancer du sein
- Après une chimiothérapie
- Après une radiothérapie pelvienne contre le cancer
- Après l’ablation chirurgicale des deux ovaires
- Pendant l’allaitement
- Médicaments (comme la pilule contraceptive) qui affectent les niveaux d’œstrogènes
- Les années précédant la ménopause
ALLEZ CHEZ LE MÉDECIN

Ça ne se règle pas à coups de remèdes maison ou d’autodiagnostic. Si quelque chose cloche, il faut consulter un médecin pour qu’il fasse les tests qui s’imposent — très probablement un examen pelvien, plus des analyses d’urine, du pH vaginal, un frottis ou une prise de sang.
TRAITEMENTS COURANTS
L’un des principaux consiste à supplémenter les œstrogènes que vous perdez. Ça peut prendre plusieurs formes : comprimés, crèmes, anneaux à œstrogènes, etc.
Pour la douleur pendant les rapports, on recommande un lubrifiant à base d’eau. Le silicone tient plus longtemps, c’est vrai, mais il n’est pas compatible avec les jouets, il se nettoie moins facilement et laisse des taches. En plus, un lubrifiant à base d’eau aidera côté hydratation.
Ça peut sembler contre-intuitif, mais avoir plus de rapports fait partie du traitement, et même de la prévention — parce que ça augmente la circulation sanguine, donc la santé vaginale.
Et puis, porter des sous-vêtements en coton (pour laisser l’air circuler) aidera à éviter les mycoses et autres infections vaginales.